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Le +ca trù+ a été reconnu, en 2009, patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente par l’UNESCO. Photo : Thanh Tùng/VNA/CVN

Selon le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, le festival national de ca trù 2014 aura lieu en août à Hanoi.

Organisé par l’Académie nationale de musique du Vietnam, cet événement réunira des clubs venus de 15 villes et provinces telles que Hanoi, Bac Ninh, Hà Tinh, Hai Duong…

Bien que le ca trù soit implanté dans 15 villes et provinces du Nord et dans la partie Nord du Centre, ce festival verra aussi la participation de certaines localités du Sud dont Hô Chi Minh-Ville. 

Le ca trù (chant des courtisanes) était très à la mode au début du XVe siècle. Il a connu des hauts et des bas, mais s’est néanmoins transmis jusqu’à maintenant. Il reste un art traditionnel parmi les plus connus du pays. 

Hanoi est considérée comme un des hauts lieux du ca trù. Comme bien d’autres types artistiques du pays, le ca trù n’est pas un art propre à la terre de Thang Long (autre nom pour désigner Hanoi) mais c’est là qu’il s’est épanoui, en liaison avec l’intense vie culturelle qui règne ici. 

Depuis 2009, le ca trù a fait son entrée dans la liste des patrimoines immatériels nécessitant une sauvegarde d’urgence. Cette année-là, le pays recensait 20 clubs dont plus de la moitié à Hanoi. Leur nombre n’a cessé de reculer, et les vieux artistes, les plus expérimentés, ont quitté ce monde les uns après les autres, sans que personne ou presque ne reprenne le flambeau. 

À côté des efforts visant les artistes, les experts, cet art traditionnel nécessite aussi la contribution de toute la société, car le risque de non transmission aux générations futures est réel. Plus que jamais, le ca trù, patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente reconnue par l’UNESCO, a besoin d’une protection de la part de toute la société pour ne pas tomber dans l’oubli. 
PCV/VNA/CVN